Actus FNAS

ANI 2008
BEP recalé.

- 18 juin 2009

La CGT, FO et la CFTC bloquent l’avenant sur le bilan d’étape professionnel


Pour la première fois depuis la réforme de la représentativité de 2003, un accord interprofessionnel est annulé pour cause de « veto » de la part de trois confédérations syndicales. Le point d’achoppement est un avenant à l’accord sur la modernisation du marché du travail conclu le 11 janvier 2008, et à celui sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), du 14 novembre 2008, sur les dispositions relatives à la mise en œuvre du bilan d’étape professionnel.

NDLR :Comme quoi, malgré les pressions, on peut résister au n’importe quoi. C’est le signe aussi, que la précipitation n’est pas bonne conseillère et, comme c’est le cas avec la réforme de la Formation Professionnelle qui est renvoyée à plus tard, le législateur ne peut aller plus vite que la musique...

Négocié le 3 mars dernier, signé par le patronat ainsi que par la CFDT et la CFE-CGC, cet avenant a cependant été bloqué par la CGT, la CFTC et FO. En effet, l’opposition de trois confédérations nationales représentatives sur cinq permet de rendre l’accord nul et non avenu.

NDLR :Voilà qui est clair, mais à moyen terme, avec la position commune et les nouvelles représentativités deviendra plus difficile.

« Nous avions exprimé nos réserves durant la négociation, nous a expliqué Djamel Teskouk, conseiller confédéral chargé des questions de formation (CGT), mais nous n’avions pas été entendus par les syndicats patronaux. » En effet, la CGT craint que l’avenant n’instaure le bilan d’étape professionnel (BEP) comme passage obligé à l’accès au congé pour bilan de compétences, mais également que ce soit le supérieur hiérarchique, et non un tiers, qui effectue le BEP.

NDLR :S’il fallait argumenter à nouveau, contre la mise en place des systèmes d’évaluations, on se retrouve dans les propos du conseiller fédéral de la CGT. Même en sécurisant au maximum les dispositifs d’évaluations, tout ce qui peut s’effectuer en interne et sujet à caution.

Du côté du patronat, le regret prime : « C’est un vrai gâchis, a déclaré Jean-François Veysset (vice-président de la CGPME, en charge des affaires sociales).

Christian Janin, secrétaire confédéral responsable du service Emploi-Sécurisation des parcours professionnels à la CFDT, quant à lui, a qualifié la situation de « regrettable » : « L’avenant paraissait être un compromis et avait l’avantage de ne pas coûter trop cher, ce qui ne sera peut-être pas le cas si le souhait de F-O d’externaliser la prestation l’emportait », a-t-il prévenu.

NDLR :Voilà un point sur lequel il sera difficile d’être d’accord avec la Cfdt, c’est d’évaluer l’impact financier pour l’entreprise, de l’avenant. Que cette approche soit celle des employeurs...mais de syndicalistes ?

(Ah ! cogestion quand tu nous tiens...).

Sur la base d’un article du quotidien de la formation (4/0609)
Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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