Actus FNAS

ALERTE POUR NOTRE
DROIT DE GREVE !

- 8 juin 2009

LES SÉNATEURS PROPOSENT DANS LA LOI « HPST » DE NOUS LE SUPPRIMER À LA FNAS F-O, NOUS DISONS, NON AU SERVICE MINIMUM DANS LE SECTEUR SOCIAL et MÉDICO-SOCIAL Le 22 juin 2009, nous MANIFESTERONS AUSSI POUR DÉFENDRE NOTRE DROIT DE GRÈVE



Dans la loi HPST modifiée, les sénateurs ont fait ajouter, après l’article L. 313-23-2, un article L. 313-23-3 ainsi rédigé : « Art. L. 313-23-3. - À défaut d’accord de branche ou d’accord d’entreprise ou d’établissement définissant les modalités d’un service minimum permettant d’assurer, en cas de grève, la sécurité du personnel et des personnes handicapées ou âgées accompagnées de façon permanente dans les établissements et services définis aux 2°, 5°, 6°, 7° et 12° de l’article L. 312-1 du présent code, un service minimum est mis en place dans ces établissements et services dans des conditions prévues par décret. »

Dès lors, avec le texte de loi actuel et si un décret le prévoit, sans signature d’accord de branche ou d’entreprise ou d’établissement, un employeur pourra mettre en place un service minimum.

Il est important de noter qu’en définitive nos employeurs ne seront plus obligés de signer des accords puisqu’ils auront toute capacité à mettre en place un service minimum si les négociations n’aboutissent pas.

Quelle belle avancée à nouveau pour le dialogue social et la négociation paritaire !

Ce passage en force s’est fait contre l’opposition sénatoriale mais aussi, oh surprise ! , contre le gouvernement qui proposait de créer par amendement une mission d’expertise dont les conclusions devaient être remises avant la fin de l’année.

Tout cela justifié de façon très démagogique par les sénateurs de la majorité présidentielle, au nom de la défense des « patients », mais aussi parce que le déclenchement d’une grève pourrait mettre in fine les usagers en danger, et sans parler de ces grévistes irresponsables qui peuvent se mettre en grève du jour au lendemain et obliger les employeurs à devoir renvoyer chez eux les usagers de leurs établissements.

Dans cette période où notre secteur s’est mobilisé comme jamais pour obtenir satisfaction sur ses revendications, rien d’étonnant à ce que nous soyons sur cette question, en ligne de mire.

Car en définitive, le seul but de l’instauration d’un " service minimum " est de limiter l’expression collective des salariés du secteur, au moment où ils sont attaqués de toutes parts.

À la FNAS F-O nous disons :

NON, ce ne sont pas les grèves et les grévistes de notre secteur qui mettent en danger les usagers.

Mais OUI , ce sont bien les politiques publiques de restrictions budgétaires, de dé-qualifications, de mise en concurrence, contenues dans le texte même de la loi « Hôpital Patient Santé Territoire » en passe d’être définitivement adoptée, que les remises en causes de toutes nos garanties conventionnelles et de nos conditions de travail, qui mettent en réalité les personnes prises en charge dans nos services et institutions en danger.

Nous n’oublions pas que le projet employeur de casse de la CCNT 66 comprend la mise en place d’un service minimum.

Alors, à la FNAS F-O nous allons peser et rechercher l’unité syndicale pour qu’aucun décret ne vienne valider cet amendement sénatorial.

C’est pourquoi, dès le lundi 22 juin 2009, lors de la journée de grève franche et de manifestation nationale en direction du ministère, nous porterons la seule et juste revendication contre cette attaque, celle du maintien intégral de notre droit de grève.

DOCUMENT EN VIGNETTE LES DÉBATS AU SÉNAT SUR LE SUJET
Débat au Sénat

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

Dessins d’Actualités



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