Actus FNAS

Dati Va Enterrer l’Ordonnance de 1945

- 13 février 2008

Et voilà que ça recommence.

L’Ordonnance de 1945 pour la sauvegarde des mineurs, serait en passe d’être réécrite, comme vient de le révéler publiquement l’hebdomadaire TSA.

« Il faut réécrire l’ordonnance de 1945 », a déclaré Mme Dati, il y a de cela une quinzaine de jours.

Lors de ses vœux à la presse, la ministre de la justice a en effet annoncé que ce texte fondamental et humaniste, n’était plus adapté, selon elle, à la délinquance qu’elle pense comme actuelle.

En rappelant qu’elle a été modifiée à 61 reprises, elle a également affirmé qu’à « force d’être amendée, l’ordonnance aurait perdu sa cohérence ».

Le nombre d’améliorations d’une loi constituerait-il désormais la raison d’en changer ?

Et à partir de quelle occurrence atteinte en termes de corrections intervenues, devra-t-on aussitôt entreprendre la réécriture d’une loi ?

Politique de Justice = Politique du chiffre ?

Mais un texte qui fait vraiment autorité, qui vit, n’est-il pas celui qui fait force de loi en évoluant pour s’adapter au fur et à mesure des besoins de la population à laquelle il s’applique ?

Mme Dati a tenu à préciser que la spécificité de notre droit des mineurs et la priorité donnée à l’action éducative seraient préservées.

Ayant déjà appris à nos dépens ce que signifiait ce genre de pseudo garanties, pures annonces somnifères, il n’y a pas là vraiment de quoi être rassurés pour les Jeunes et pour ceux qui les aident !


Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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