Pas besoin de chercher bien loin d’où proviennent beaucoup de nos ennuis actuels.
C’est à Lisbonne que nous les trouverons. C’est dans cette capitale portugaise qu’a été élaboré puis signé le programme de nos maux d’aujourd’hui.
Ce n’est pas nouveau comme façon de faire, puisqu’auparavant Maastricht, Amsterdam, Barcelone et d’autres avaient joué le même rôle.
Par exemple, l’aggravation de nos conditions de départ à la retraite et de son calcul, n’ont-elles pas été discutées et ensuite paraphées comme un seul homme, par MM. Chirac et Jospin ?
Le programme de Lisbonne a commencé en 2005 et il a été conçu pour s’achever en 2008. Cela remet les pendules à l’heure de ceux qui se prétendent les grands manitous de la rupture, comme s’il pouvaient faire une autre politique que de continuer que ce qui a été prévu au Portugal.
Sarkozy fait comme Chirac, Fillon comme Raffarin. Ce qui change, c’est seulement la publicité faite pour vendre le produit.
Régulièrement, notre République a des comptes à rendre à Bruxelles. Tel est l’objet de ce rapport de suivi.
La France est au rapport, garde à vous, fixe !
C’est ainsi qu’on lira ces lignes définitives, écrites devant l’éternel :
« L’objectif du gouvernement est donc clair : faire preuve d’efficacité réformatrice. Le gouvernement a d’ores et déjà adopté un train de mesures d’une densité inégalée. Mais l’enjeu dépasse le court terme. Le gouvernement lance des réformes de fond visant à améliorer la croissance potentielle et à libérer les énergies créatrices des Français à moyen terme, tout en maîtrisant nos finances publiques et en renforçant la cohésion sociale au sein du pays. Il est essentiel d’inscrire notre programme de réformes internes dans le cadre européen qu’est la stratégie de Lisbonne, qui est la principale réponse, pour l’Union, aux défis de la mondialisation et du changement démographique. » ...
« Le rapport de suivi livre donc un état des lieux, aussi complet que possible, de la montée en charge et des résultats des réformes conduites dans la période récente. Il constitue ainsi l’occasion d’un dialogue nourri et fructueux avec la Commission européenne et nos partenaires européens. »
La suite est à découvrir en Téléchargeant ce rapport (PDF), en cliquant sur la vignette ci-contre.
Il y a là, matière à instruction civique syndicale et à alimenter le débat dans nos A-G.