Actus FNAS

Bien de Chez Nous, En Bref ...

- 1er juin 2007

- Cette TVA sociale dont certains parlent : elle n’est ni « un remède miracle qui permettrait de faire payer la protection sociale par les machines ou les producteurs étrangers », ni « la panacée qui procurerait des gains de compétitivité sans perte de pouvoir d’achat », estime l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), dans une contribution publiée le 16 mai. « Il ne faut pas se nourrir d’illusion : chaque pays doit financer sa protection sociale », conclut l’OFCE.

-  La dette de l’État à l’égard de la Sécurité sociale atteignait au 31 décembre 2006 2,3 milliards d’€ (chiffre définitif), soit une augmentation de 450 millions d’ €uros par rapport au 31 décembre 2005, a constaté la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), laquelle a également relevé que les régularisations par l’État début 2007 ont été beaucoup moins importantes qu’en 2006 [1]. Les principales augmentations des créances portent sur les exonérations ciblées, notamment celles sur les contrats d’apprentissage dans les DOM ou relatives aux services à la personne.

- Endettement des ménages : le niveau d’endettement des ménages français a atteint un record historique en 2006, selon les comptes financiers de la nation publiés le 22 mai. Fin 2006, leur taux d’endettement au regard de leur revenu disponible brut, a atteint 68,4 %, après 64,1 % fin 2005, relève cette étude conjointe de l’Insee et de la Banque de France.

-  CNE : le nombre d’intentions d’embauches en contrat nouvelles embauches a diminué en avril. Sur février-mars-avril 2007 comparé aux mois correspondants de 2006, les embauches en CNE ont baissé de 32,3 %, alors que les embauches longues des entreprises de moins de 20 salariés (CDI, CNE ou CDD de plus d’un mois) ont progressé de 3,7 %.

- Selon l’enquête annuelle sur le choc démographique (oui, ça existe), publiée par le cabinet-conseil Cegos, le Papy-Boom, qui correspond en fait au départ en retraite des Bébés d’après-guerre semble représenter une opportunité à une majorité des directeurs de ressources humaines (72 %). A noter que la plupart des DRH (61 %) ne comptent pas remplacer les partants, près d’un quart pense même réduire les effectifs, une proportion encore plus forte (un tiers) dans les entreprises de plus de 2 000 salariés. Les entreprises (52 %) estiment que les principaux impacts financiers seront les indemnités de départ. Les ouvriers et les employés, notamment les secrétaires, devraient être les catégories les plus touchées par ces suppressions de postes.

-  Le niveau de rémunération constituerait le principal frein au recrutement des salariés de plus de 50 ans mal-nommés « seniors ». 72 % des DRH sondés se déclarent prêts à en recruter alors qu’ils étaient 41 % en 2006 à le déclarer. Pour 80% des DRH interrogés, les seniors sont reconnus pour leurs compétences, l’expérience acquise, la conscience professionnelle et la disponibilité. Mais pour 59 % des répondants, le principal obstacle à leur embauche est le niveau de rémunération. (Et pourquoi pas, tant qu’ils y sont, les faire payer pour travailler) !

- Le 22 mai, M. Sarkozy a visité le centre hospitalier de Dunkerque, en compagnie de la néo-sportive ministre de la Santé, Mme Bachelot, et il a déclaré à cette occasion qu’il fallait lancer un gigantesque mouvement d’accueil des personnes âgées et d’extrême dépendance, en mettant en place des structures d’accueil en dehors de l’hôpital.

Peut-on en déduire qu’enfin, des créations de postes et de nouveaux établissements plus une augmentation des heures de maintien au domicile seront vite décidés ou est-ce encore une promesse électorale ?


[1] La loi oblige l’État à opérer un ajustement a posteriori... légalement sur les mesures qu’il ordonne. En cumulén le montant des « créances non honorées par l’État à l’égard des organismes de Sécurité sociale s’élève maintenant à plus de six milliards d’euros », selon F-O, qui est, « scandalisée par l’État mauvais payeur », vrai responsable à ses yeux de la mauvaise santé financière de la Sécurité sociale.

Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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