Actus FNAS

Comme Avant 14, le Nouveau Code du Travail Ignore l’Alsace-Lorraine.

- 7 mai 2007

La nouvelle codification du Code du travail, souvent présentée comme incolore et inodore, et soi-disant faite à droit constant, soulève pourtant la révolte en Alsace-Moselle.

En effet, les syndicats confédérés et les responsables de l’Institut du droit local (IDL), réclament au directeur général du travail (ministère), de les réunir dans les plus brefs délais afin de corriger la nouvelle version du Code du Travail, laquelle a intégré de façon bien particulière, des dispositions spécifiques du droit local.

Le ministre délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des jeunes, pris la main dans le sac, a certes redit que selon lui, les travaux d’élaboration du nouveau code se seraient pourtant effectués sans modification du fond du droit et avec l’accord de l’Institut du droit local parce qu’il aurait été associé aux travaux de codification.

Mais ladite association conteste totalement l’affirmation du ministre, en précisant que bien que sollicités pour travailler avec le ministère, leurs propositions de rédaction n’avaient pas été reprises.

Concrètement, un juriste de l’IDL a donné l’exemple du nouveau texte qui permet de nombreuses dérogations autorisant le travail dominical, alors que celui-ci est pleinement interdit en Alsace-Lorraine et alors que peu de commerces y bénéficiaient jusque là de dérogations.

Finalement, le ministère et son administration, devront se résoudre à reconnaitre que leur combine était petit-bras et re-convoquer tout le monde afin remettre les choses d’aplomb.

C’est ainsi que le 2 mai, le directeur général du travail affirmait sans rire à deux dirigeants de l’Institut du droit local alsacien-mosellan (IDL), « Il est hors de question de modifier le droit du travail et d’autant plus le droit local ». La recodification du Code du travail se fait à droit constant et nous travaillons avec eux pour lever les ambiguïtés, principalement dues à la rédaction. »

Facile à déclarer. La copie est à remettre aux partenaires sociaux pour le 11 mai, date de la dernière commission supérieure de codification possible.

Rappelons qu’a été évoquée la possibilité d’un recours devant le Conseil d’État, avant la date limite de recevabilité du 13 mai.

En fait, la position ministérielle ne consiste qu’à faire détourner le regard des erreurs matérielles, notamment dans la numérotation, ou le non respect d’un certain nombre de formulations pour des textes d’origine allemande que le ministère du Travail aurait voulu changer pour les rendre plus contemporains ( ?) alors qu’elles sont usuelles dans la jurisprudence.

Il s’est cru fort et malin, M. Larcher, d’imposer en catimini, par exemple, le travail du dimanche en Alsace, mais c’est ... manqué ! Yo !


Ils ont Licencié Plus
-  Dans la rubrique « Flanquez-moi tout ça à la porte », signalons quelques remarquables exemples de « réductions d’effectifs », toujours entre 2002 et 2006 : Alcatel Lucent : 50 %, Air Liquide SA : 48,7 %, Total SA : 29,50 %, Arcelor Mittal : 28,60 %, Essilor Intl : 24,80 %, etc. Ce sera autant de cotisations en moins pour la Sécu, donc pour notre santé et nos retraites.

Ils Ont Gagné Plus
-  Rassemblant 1 508 437 salariés, les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2006, des profits s’élevant à 95.742 millions d’euros, soit une augmentation de 1 494,10% entre 2002 et 2006. Relevons, dans ce brillant palmarès, Total SA : 12 590 000 € (+111,9%), BNP-Paribas : 7 308 000 € (+158,20%), Sanofi-Aventis SA : 7 040 000 € (+93,70%), EDF : 5 605 000 € (+1 065,30%), Arcelor Mittal : 6 349 000 € (+2 370,40%), etc.

Emploi : Miracle ou Mirage ?
-  Le chômage baisse pourtant… l’emploi ne va pas mieux ! C’est avec cette formule que notre Confédération a commenté les améliorations statistiques des chiffres de l’emploi dont se targue les pouvoirs publics. La conjoncture résulte essentiellement de la courbe démographique annoncée depuis quelques temps déjà.

Budget des salariés
-  Dans une étude sur la consommation des ménages en 2005, parue le 4 août, l’INSEE constate que les ménages français consacrent une part de plus en plus importante de leur budget au poste logement (24,7%), du fait de la hausse des loyers et de la diminution des aides publiques, et aux transports (14,9%). Il est à noter également, selon l'INSEE, que la consommation des ménages en volume a augmenté de 2,1% en 2005,tandis que leur pouvoir d’achat n’a progressé que de 1,1%, et que la hausse des prix s’est stabilisée à + 2 %.

Chômage et emploi
-  Depuis plusieurs mois l’annonce et la publication des chiffres du chômage provoquent, de la part du gouvernement, une communication euphorique, pas toujours en adéquation avec la réalité. Certes, la « cosmétique statistique » des chiffres est un artefact bien tentant pour ceux qui gouvernent. En fait, la baisse des chiffres du chômage résulte plus, des radiations multipliées et des effets de l’évolution démographique (150000 départs en retraite de plus qu’en 2004 et plus de 100000 emplois aidés supplémentaires) que d’une véritable reprise économique.

Très chère électricité
-  L’entreprise EDF, en dépit de résultats financiers mirobolants, persiste à augmenter sans cesse, ses tarifs. Tout le monde s'est pourtant indigné de l'extraordinaire augmentation du prix de l'électricité, sur le marché libre et donc spéculatif. Tout le monde, sauf le patron actuel d'EDF, Pierre Gadonneix. Lequel n'a pas craint de déclarer, pour s'en féliciter : "Peu à peu, les tarifs d'électricité réglementés par les pouvoirs publics vont se rapprocher des prix du marché". Comprenons qu'ils vont flamber, eux aussi ... Ouf, on a failli être contents !

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